De Gagarine à GALILEO

Il y a 50 ans, jour pour Jour, un homme, un russe Youri Gagarine, réalisait un vol historique à bord du vaisseau Vostok,

Aujourd’hui, la Russie reste incontournable pour envoyer des hommes dans l’espace, mais le pays vit en grande partie sur ses acquis de l’époque soviétique. L’Agence spatiale russe doit lancer cette année 48 fusées, soit 50% de plus qu’il y a 1 an… 4 Soyouz habités vers la station spatiale internationale et 5 vaisseaux Progress pour la ravitailler, ce qui confirme sa position solide sur le marché, très juteux, des lancements de satellites.

A l’heure actuelle, seuls les Russes et les Américains sont capables d’acheminer des spationautes vers l’ISS, mais les Américains dépendront exclusivement des Soyouz russes après le lancement de leurs deux dernières navettes cette année, en attendant les nouveaux modèles, attendus au plus tôt en 2015.

Fer de lance de l’industrie spatiale, le Soyouz, qui signifie « Union », en Russe, est la fusée la plus éprouvée au monde, celle qui a lancé le premier satellite, Spoutnik en 1957, et emmené 4 ans plus tard le fameux Gagarine dans l’espace. Le Soyouz totalise aujourd’hui plus de 1.700 lancements, dont l’immense majorité sont effectués depuis le cosmodrome de Baïkonour au Kazakhstan, et il transporte également des touristes de l’espace, qui déboursent plusieurs dizaines de millions pour un voyage de quelques semaines à l’ISS.

Mise en service en 1957 dans sa 1ère version, cette fusée simple, pas chère et sûre, devrait faire ses débuts dans sa nouvelle version le 31 août prochain sur la base de Kourou, en Guyane française, en vertu d’un accord franco-russe, voilà qui permettra à l’Agence spatiale européenne d’exploiter une gamme complète de lanceurs, avec ses propres modèles Ariane 5 et Vega.

Seulement voilà, après la glorieuse époque de la conquête spatiale du temps de l’URSS, la Russie a dû se résigner à coopérer avec les anciens ennemis de la guerre froide, faute de moyens financiers suffisants. Aujourd’hui, le budget de Roskosmos a plus que doublé, atteignant cette année 3,2 milliards de dollars, mais il reste dérisoire comparé aux moyens de la Nasa 19 milliards de dollars…

Enfin, et c’est tant mieux pour nous… Le système Glonass, créé par le complexe militaro-industriel soviétique dans les années 1980 pour concurrencer l’américain GPS et le futur programme européen GALILEO, dont l’installation du centre de commande est prévue à Saint-Germain-en-Laye, n’est toujours pas au point et cela malgré le placement en orbite d’une vingtaine de satellites.

Vincent Perrault
Conseiller Municipal
en charge de la communication et de la presse

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